Session Recherche

Dr. Harold Clenet
harold.clenet@epfl.ch
Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne


Prof. Philippe Gillet
Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne

Mots-clés, logiciels Esri utilisés et public visé

Logiciels utilisés : ArcGIS

Public visé : Tout public

Résumé : 
L'exploration planétaire nécessite la mise en relation de plusieurs jeux de données issus des différentes sondes spatiales. Le SIG permet d’assembler et de gérer ces données pour une interprétation plus globale de la géologie. Les spécificités du SIG planétaire et des exemples concrets d'applications sur la Lune, Mars et l'astéroïde 4-Vesta seront présentés.



Dans cette communication, je vais expliquer comment la communauté scientifique utilise les SIG dans le cadre de l’exploration planétaire, pour gérer les différents jeux de données obtenus par les sondes spatiales et pour les interpréter. Je présenterai quelques-unes des spécificités de ces SIG au travers d’exemples d’applications.

Je vais commencer par présenter brièvement les trois corps planétaires dont je vais parler (Mars, la Lune et l’astéroïde 4-Vesta) et les raisons pour lesquelles on s’y intéresse. Pour cela, je vais également parler de l’histoire de la Terre.

Après cette introduction, je me concentrerai tout d’abord sur le cas de Mars. Dans un premier temps, je ferai un bref récapitulatif historique des différentes missions qui ont atteint la planète rouge. Cela me permettra de parler de l’abondance et de la diversité des données disponibles, ainsi que des contraintes qui en découlent lorsqu’elles doivent être regroupées dans un même SIG. Je présenterai ensuite un premier exemple d’application, dans le cadre d’une cartographie géologique "simple", où les données doivent seulement être organisées géographiquement avant interprétation (Fig. 1). Je terminerai cette partie sur Mars en présentant un exemple d’étude où la 3D a été nécessaire, à la fois pour comprendre localement la nature des affleurements et pour reconstruire les variations de composition minéralogique d’une section de la croûte martienne.



ZoomFig. 1


Je passerai ensuite à un des aspects les plus particuliers de l’exploration spatial : la planification de missions au sol (rovers ou habitées). Pour comparaison, je commencerai par parler de la mission lunaire Apollo 17, avant de revenir à des exemples de sites d’atterrissage potentiels sur Mars et sur la Lune. J’évoquerai ainsi le choix d’un emplacement et la préparation des déplacements qui sont effectués en recoupant toutes les informations disponibles dans un SIG. J’évoquerai également le cas du rover Curiosity sur Mars.

Pour terminer ma communication, je présenterai une dernière étude portant sur l’astéroïde Vesta. Dans ce travail, le SIG a été utilisé pour mettre en relation des données issues d’observations satellites (sonde Dawn) et le résultat de simulations numériques d’impacts. Grâce à cela, la structure interne de l’astéroïde a pu être contrainte, apportant ainsi de précieuses indications quant à sa formation.



ZoomFig. 2